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Mar 24 2013

Nouveaux horizons, nouvelles rencontres

Du lundi 18 au dimanche 24 mars 2013

Ce lundi les premiers rayons de soleil ont chassé les nuages du dimanche mais les premiers rayons du tandem se sont brisés. En effet, depuis notre départ de France, nous nous félicitions de ne pas avoir rencontré de gros problèmes techniques mise à part la perte du liquide de frein avant, et là en l’espace de quelques jours, une crevaison et trois rayons de cassés. Heureusement, comme prévu, nous emmenons ce matin notre Pino pour une révision complète et quelques petites opérations.

En milieu d’après-midi, nous récupérons notre tandem en parfait état de marche et sommes bien contentes. Résultat, nous perdons 10 dents sur le plateau et pourrons ainsi avaler plus facilement les montées. Nous bénéficions aussi de nouvelles mâchoires pour nos freins avant, de nouveaux rayons et d’une roue arrière parfaitement dévoilée. Nous passons la fin de journée et la soirée au camping avec un groupe de français, Alex, Timothée, Mathieu et rencontrons aussi Pierre et Pierrette, un jeune couple de Montbrisonnais à vélo.

Le lendemain, nous quittons le camping en fin de matinée et nous rendons à la poste afin de nous alléger encore d’un peu de matériel et de quelques vêtements que nous envoyons à Auckland chez Megan et Dave. Ensuite, nous retrouvons Alex, Timothée, Mathieu, Pierre et Pierrette au Fergburger, pour déguster, paraît-il, le meilleur hamburger de Nouvelle-Zélande. A 14 heures, en compagnie de Pierre et Pierrette, nous embarquons avec nos vélos à bord d’un vieux bateau à charbon, le TSS Earnslaw en direction de Walter Peak, de l’autre côté du lac. Nous garons nos vélos dans le musée du bateau avec un bel intérieur tout en bois. Quel luxe pour nos montures !

De Queenstown_Vers_Mavora_Lakes

La traversée du lac Wakatipu dure un peu plus de 45 minutes et nous laisse le temps d’apprécier les paysages magnifiques qui l’entourent.

De Queenstown_Vers_Mavora_Lakes
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A bord, le capitaine nous indique que nous devrons pédaler au moins 5 heures avant de rejoindre le premier camping DOC (Department of Conservation) et insiste lourdement sur le fait que le camping sauvage est interdit. Nous acquiesçons gentiment tout en sachant pertinemment qu’aujourd’hui nous ne roulerons pas 5 heures et que nous nous arrêterons en route pour camper dans les bois. A notre arrivée, il est donc près de 15 heures.

De Queenstown_Vers_Mavora_Lakes

Le point de départ de la piste est situé à proximité d’une ferme plutôt touristique. Nous nous engageons alors sur le chemin que nous suivrons pendant 3 jours sur une centaine de kilomètres.

En chemin, les paysages étant vraiment splendides, nous faisons de nombreuses pauses photos, en effet Pierre a fait suivre tout son matériel photographique afin de progresser dans le métier de photographe. Nous avons d’ailleurs hâte de voir ses clichés.

De Queenstown_Vers_Mavora_Lakes
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Après une vingtaine de kilomètres, nous devons traverser une rivière mais notre chargement ne nous permet pas de traverser sur les vélos. Alors après quelques tentatives de construction d’un barrage en pierre, nous nous décidons à pousser les vélos et porter nos bagages pieds nus dans l’eau plutôt fraîche voire très froide! Après ce bain revigorant nous tombons sur le coin idéal pour du camping sauvage. Nous débarrassons un peu l’endroit de quelques branches et plantons nos tentes.

Sans tarder nous sommes rejoints par un autre couple de français que Pierre et Pierrette ont rencontré dans l’île du nord quelques mois auparavant. Il s’agit de Mathieu et Charlotte qui sont accompagnés depuis quelques jours par Marianne avec qui ils ont travaillé pendant quelques semaines à Clyde. Tous trois sont Bretons. Nous sympathisons rapidement et aurions volontiers effectué un petit feu de camp pour nous réchauffer. Mais cela est trop risqué, mise à part l’amende encourue, nous risquons d’attirer l’attention! La soirée est agréable, mais nous ne tardons pas a aller nous coucher car le froid nous saisit (6°C). Plus tard dans la nuit, comme annoncé par les prévisions météorologiques, la température tombera à 2°C. Autant vous dire qu’avec nos petits duvets tout fins, nous n’avons pas très bien dormi!

Au petit matin, nous sommes impatientes de voir les rayons du soleil percer car à notre réveil tout est givré!

De Mavora_Lakes

Après le petit déjeuner, nous prenons notre temps et attendons un peu que le temps se lève.

De Mavora_Lakes

C’est ainsi qu’en toute fin de matinée, avec toute l’équipe, nous repartons sur la piste.

De Mavora_Lakes

Nous franchissons une belle petite montée digne d’un col classé hors catégorie sur un peu moins de 4 km.

De Mavora_Lakes
De Mavora_Lakes
De Mavora_Lakes
De Mavora_Lakes
De Mavora_Lakes

Vers 17h, après une belle journée de vélo, nous plantons notre camp de base dans un camping DOC au bord du lac Mavora entouré une fois de plus par de superbes paysages.

De Mavora_Lakes
De Mavora_Lakes
De Mavora_Lakes

Quelques courageux et courageuses s’y baignent afin de se laver. Pour Céline et moi ça ne sera pas pour cette fois!

De Mavora_Lakes

Cette nuit a été moins fraîche que la précédente et nous avons plutôt bien dormi.

De Mavora_Lakes_Vers_Te_Anau

C’est pourquoi nous partons ce matin un peu plus tôt, d’autant plus que nous savons que le parcours est difficile, non en terme de dénivelé mais en terme de qualité de la route.

De Mavora_Lakes_Vers_Te_Anau

En effet, sur une trentaine de kilomètres, le revêtement se compose de beaucoup de graviers concassés dans lesquels nous dérapons…

De Mavora_Lakes_Vers_Te_Anau

… mais heureusement chacun a su maîtriser sa monture et éviter la chute. A la fin du chemin, nous sommes vraiment contents de regagner une route sur laquelle nous avons l’impression de voler tellement le revêtement en bitume est confortable et lisse.

De Mavora_Lakes_Vers_Te_Anau

Mais en fin d’après-midi, au moment où nous trouvons un lieu pour faire du camping sauvage, nous entendons un bruit bizarre sur la roue arrière, et hop encore deux rayons de cassés! Etant donné que nous ne savons pas trop comment faire Pierre et Mathieu nous donnent un coup de main pour les changer. Ensuite, c’est pour nous l’heure du bain ! Nous profitons de l’eau fraîche de la rivière à proximité pour nous laver. Le plus difficile c’est de se jeter à l’eau ensuite que du bonheur… et puis c’est tellement agréable de se sentir propre! Peu avant de manger, nous entendons à nouveau un bruit bizarre au niveau du vélo alors qu’il est tranquillement sur la béquille, et hop un troisième rayon de cassé!

Le lendemain donc, avant de repartir, nous changeons presque toutes seules le rayon! Puis nous prenons la route pour Te Anau et faisons pas moins de 25km en 1h avec un dénivelé quasi nul et un vent de face. C’est un excellent exercice de vitesse pour nous et surtout un bon décrassage!

De Te_Anau_Henry_Creek

A Te Anau, nous faisons le plein de nourriture pour au moins 10 jours car, jusqu’à Milford Sound, nous n’allons pas traverser de villes ou villages dans lesquels nous pourrions nous ravitailler. Nous achetons également un autre sac pour stocker la nourriture ainsi que quelques rayons pour la roue arrière car, depuis le dévoilage, nous cassons deux rayons par jour! Nous sommes très inquiètes car si les rayons se cassent à ce rythme là nous allons être à court rapidement!

En milieu d’après-midi, nous repartons pour 25km et en route nous cassons de nouveau un rayon. Nous rejoignons tout de même le camping DOC d’Henry Creek au bord du lac Te Anau.

De Te_Anau_Henry_Creek
De Te_Anau_Henry_Creek
De Te_Anau_Henry_Creek
De Te_Anau_Henry_Creek

L’endroit est sympa et après concertation avec toute l’équipe nous resterons au moins deux nuits afin de prendre une journée de repos.

Cette journée de repos nous permet de mieux faire connaissance, nous apprécions le jeu de Yam’s de Charlotte ainsi que les histoires rigolotes de Pierrette ou plutôt ses mésaventures, notre tentative de pêche est resté infructueuse.

De Henry_Creek_DOC

Avec Céline, nous changeons le rayon cassé la veille et prenons le temps de nettoyer un peu le vélo et de regraisser la chaîne. Ensuite, Céline en profite pour parfaire ses exercices de stretching et pour ma part ne tenant pas en place, j’en profite pour explorer les lieux lors d’un petit footing.

De Henry_Creek_DOC

S’en suivra une nuit pluvieuse et comme le dimanche précédent, au petit matin, la pluie est toujours là. Nous ne remontons donc pas en selle aujourd’hui. Nous remercions Pierre pour sa bâche qui nous a permis de passer la journée à l’abri.

De Henry_Creek_DOC

Un clin d’œil particulier à Lisbeth pour sa boîte de survie, son jeu Néon, Quiz des savoirs (in)utiles nous a divertis une bonne partie de la journée!

(4 commentaires)

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  1. Gisèle et Pierre

    Nous sommes bien contents d’avoir de vos nouvelles et d’admirer votre périple, les photos toujours très belles, comment avez vous fait pour faire ces belles photos de nuit?? Vous faites toujours des rencontres sympas, et c’est très bien… profitez en au maximum.
    Ici, le printemps pour aujourd’hui a pointé son nez . nous en avons profité pour faire du jardin.
    gros bisous à toutes les deux
    Gisèle et Pierre

  2. Pierre et Gisèle

    Bonjour à tous,

    Pour les rayons, je pense qu’ils ne sont pas tous tendus de la même façon et avec les différences de température, le froid plus principalement vous les fait casser, c’est un problème de dilatation et de rétractation. Il faudrait pouvoir détendre ceux qui le sont trop et refaire le dévoilage en essayant de les tendre à peu près tous de la même façon.
    Sinon vos photos sont magnifiques et nous vous faisons de grosses bises.

    Pierre et Gisèle

  3. Alex

    Très belles photos et sacrée équipe de cyclistes !
    Cette route était magnifique, surtout le premier jour, moment fort de l’île du sud à vélo.
    Alex (du camping de Queestown !)

  4. Denis

    Bonjour,
    Vous allez en connaître un rayon maintenant sur le bricolage des vélos!!! Mais vous auriez dû demander l’avis d’un spécialiste comme Pierre qui vous aurait sûrement donné la même explication que moi…
    Si vous cassez autant de rayons, il n’y a que deux raisons possibles:
    1) ils sont trop tendus et il faut les détendre…
    ou alors…
    2) vous avez pris beaucoup de poids à la suite de votre arrêt forcé et vous avez la peau du ventre un peu tendue et il faut la détendre également… ça c’est un peu plus long, mais quelques bons cols sur des chemins sablonneux devraient vous apporter une aide efficace… Bon courage! Denis.

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