«

»

Mai 02 2013

A la découverte des montagnes Himalayennes, sans notre tandem !

Du lundi 22 avril au jeudi 2 mai 2013

Levées de très bonne heure afin de nous rendre à l’arrêt de bus pour 6h30, nous démarrons cette journée sous la pluie. Madhukar charge notre sac plus ou moins étanche sur son porte-bagage et nous voilà partis, tous trois en courant à travers les ruelles de Balaju. A notre arrivée au bus, Siam et Prems, notre guide nous attendent et nous présentent Bil notre porteur. Il nous fait tout de suite très bonne impression mais nous nous demandons comment il va faire pour porter notre sac qui bien que pas très lourd nous semble presque aussi haut que lui !

Le personnel de notre bus Express pour Syaphrubesi est composé du chauffeur et de deux jeunes hommes qui empoignent immédiatement notre sac pour le hisser en un clin d’œil sur le toit ! Prems nous fait monter à bord, il nous a réservé des places à l’avant car A. craignait d’être malade. Nous patientons ensuite un long moment en assistant au chargement du bus, aussi bien sur le toit que dans le couloir avec en prime un gros bidon d’essence juste à côté de nos sièges. Finalement, vers 7h15, notre bus décolle.

De Katmandou_Syaphrubesi
De Katmandou_Syaphrubesi

Notre chauffeur semble à peine sorti du collège et nous nous demandons si il a son permis. Les Népalais font vraiment jeunes ! Après seulement quelques kilomètres, le bus s’engage sur une route de montagne étroite et seulement partiellement goudronnée. D’un côté la montagne, de l’autre le ravin ! Très vite, nous prenons l’habitude du coup de klaxon avant chaque virage qui ne nous met pourtant pas à l’abri de nous retrouver nez à nez avec d’autres bus ou camions très régulièrement.

C’est dans ces moments là que les 2 jeunes hommes interviennent le plus. Ils ouvrent la porte, se penchent et indiquent au chauffeur en tapant sur la porte si le ravin se rapproche dangereusement ou non ! Ils s’occupent aussi des formalités avec l’armée ou la police lors des fréquents contrôles. Le chauffeur fait des pauses très régulièrement et à la troisième nous nous arrêtons à Trisuli. Il n’est que 10h30 et pourtant pour les Népalais, c’est l’heure du Dal-Bhat ! Réticentes au début, nous mangeons finalement le plateau avec appétit !

La seconde partie du trajet est plus accidentée et certaines parties de la route non goudronnée sont vraiment très boueuses et glissantes à tel point que nous sommes obligées de nous arrêter en pleine montée pour venir en aide à une moto qui s’est tournée en travers de la route et n’arrive pas à repartir.

De Katmandou_Syaphrubesi
De Katmandou_Syaphrubesi

Le temps est très couvert. Le bus glisse à une ou deux reprises et nous effectuons des croisements totalement improbables avec d’autres véhicules de même taille avant de rentrer dans le parc national du Langtang à Dhunche. Nous devons présenter nos cartes TIMS (Trek Information Management System) et nous acquitter d’un droit d’entrée dans le parc national.

De Katmandou_Syaphrubesi
De Katmandou_Syaphrubesi

Puis nous reprenons la route et une demie heure plus tard nous arrivons à Syaphrubesi sous le soleil. Le trajet est tout compte fait passé vite. Notre guide choisit une lodge et nous nous installons autour de la table pour un thé au lait. Nous courons ensuite acheter de la crème solaire car nous nous apercevons que nous avons oublié celle achetée à Katmandou la veille !

De Katmandou_Syaphrubesi

La soirée s’achève sur un bon repas…

De Katmandou_Syaphrubesi

… et bien fatiguées de nos premiers jours à Katmandou, nous regagnons notre lit autour de 19h30 !

Le lendemain matin, le temps est au beau fixe !

De Syaphrubesi_Lama_Hotel

Nous démarrons notre journée tôt, longeons la rivière puis la traversons en empruntant un premier pont surprenant.

De Syaphrubesi_Lama_Hotel

Nous croisons une jeune fille d’à peine une dizaine d’années chargée d’un lourd panier de pierres.

De Syaphrubesi_Lama_Hotel

Tous les enfants n’ont malheureusement pas la chance d’aller à l’école ici. Un jeune muletier emprunte le même chemin que nous avec une petite dizaine de mules transportant des vivres à livrer dans les villages du Langtang accessibles uniquement par ce mode de transport.

De Syaphrubesi_Lama_Hotel

Aujourd’hui notre trajet doit nous emmener jusqu’à Lama Hotel situé à 2400 mètres d’altitude, soit un dénivelé positif de 1000 mètres à parcourir.

Le sentier, très agréable, longe la rivière Langtang Khola et monte progressivement dans les sous-bois.

De Syaphrubesi_Lama_Hotel
De Syaphrubesi_Lama_Hotel
De Syaphrubesi_Lama_Hotel

Prems nous montre des nids de guêpes géants situés sur l’autre rive. A mi-chemin, même s’il n’est qu’un peu plus de 11 heures, nous faisons notre halte déjeuner à Bamboo Lodge au bord d’une cascade.

De Syaphrubesi_Lama_Hotel

Nous apprécions vraiment la cuisine Népalaise et mangeons encore de délicieux momos !

De Syaphrubesi_Lama_Hotel

Un peu avant de repartir, nous voyons 3 français en pause déjeuner également et il me semble reconnaître d’Arlette avec laquelle j’ai randonné 12 jours en Islande en 2009 ! Le monde est vraiment petit. Nous papotons quelques minutes avant de repartir. La seconde partie du trajet est un peu plus pentue mais se déroule sans encombre.

De Syaphrubesi_Lama_Hotel

Nous croisons de nombreux touristes et une fois de plus de nombreux français.

Parmi eux, un jeune couple d’Alsaciens avec leurs enfants de 3 et 4 ans. Ils sont accompagnés d’un guide et de 2 porteurs sur le dos desquels les petits montent quand ils sont fatigués. Ils viennent de parcourir le Tamang Heritage Trail en une dizaine de jours et nous recommandent fortement de visiter Gatlang, un petit village très typique. Même si celui-ci n’est pas au programme, nous prenons bonne note de leur conseil. Nous apprécions de rencontrer des familles qui n’hésitent pas à voyager avec leurs enfants même en bas âge.

Peu avant notre arrivée à Lama Hotel, le soleil laisse place à quelques gouttes mais celles-ci ne durent pas. Nous nous installons dans notre petite lodge…

De Syaphrubesi_Lama_Hotel

… et pratiquons nos exercices d’auto-massage et d’étirements quotidiens. Arlette vient nous rendre visite et n’en revient pas de notre périple. Devant mon inquiétude face au mal des montagnes, elle nous propose également de nous donner 2 comprimés de Diamox pour faire face en cas de besoin.

La soirée s’achève autour d’un bon poêle bien réconfortant en compagnie de Victoria, une jeune Russe, qui en plus de parler un excellent français, parle également hébreu, anglais, italien, et espagnol…

Le jour se lève et dès le réveil le temps est magnifique.

De Lama_Hotel_Langtang

De forêts de rhododendrons blancs en forêts de rhododendrons roses ou rouges, notre parcours longe toujours la très bouillonnante rivière Langtang Khola.

De Lama_Hotel_Langtang
De Lama_Hotel_Langtang
De Lama_Hotel_Langtang
De Lama_Hotel_Langtang

Lors de notre première pause thé, nous sommes rejointes par Arlette, Nadine et Roland ainsi que leurs guide et porteurs. Nous faisons chemin ensemble jusqu’à Langtang. Nous croisons quelques porteurs népalais, puis nous cédons à la tentation d’un jus d’argousier qui est une excellente source de vitamine C.

De Lama_Hotel_Langtang

Un peu plus loin, une mamie veut qu’on la prenne en photo, puis elle gémit et nous demande de l’argent. Nous lui donnons quelques roupies, mais à cet instant, nous avons vraiment l’impression d’être des touristes…

De Lama_Hotel_Langtang

Nous croisons toujours de nombreux groupes de français, tous venus ici pour faire un sommet.

Plus nous nous rapprochons de Langtang, plus nous apercevons ces fameux sommets et il est vrai que c’est absolument magnifique.

De Lama_Hotel_Langtang
De Lama_Hotel_Langtang

A notre arrivée à la lodge, la fraîcheur tombe vite et nous sentons bien que nous sommes déjà à 3400 mètres d’altitude !

De Lama_Hotel_Langtang

Après une bonne douche chaude, la première depuis notre arrivée au Népal…

… nous sommes contentes de nous retrouver autour du poêle et d’un bon citron-gingembre chaud dans la grande salle à manger de la lodge. Le chat semble également beaucoup apprécier le poêle!

De Lama_Hotel_Langtang

Quant à nous, cela accentue la rougeur de nos visages, déjà bien marqués par nos coups de soleil ! En 5 mois en Nouvelle Zélande, malgré le trou dans la couche d’ozone, nous n’avons pas pris un coup de soleil et là en l’espace de deux jours et malgré une application régulière de crème solaire, nous sommes écarlates. Nous regrettons vivement nos crèmes solaires néo-zélandaises (indice 70 pour le visage et 50 pour le corps) car la qualité de celle achetée ici n’est malheureusement pas comparable.

La famille qui tient cette lodge est vraiment très agréable et souriante. Une des femmes a une petite fille de 2 ans qui dit sans cesse « Namasté » (Bonjour) quand elle nous voit…

… et un petit bébé de 1 mois et demi qui a l’air sage comme une image.

Quand il ne tète pas, il dort paisiblement, bien emmitouflé dans un berceau en osier au fond duquel repose une vingtaine de centimètres de paille.

De Langtang_Kyanjin_Gumba

Bientôt, Victoria nous rejoint. C’est la première fois qu’elle randonne et semble bien fatiguée.

De Lama_Hotel_Langtang

Roland, Nadine et Arlette se joignent également à nous.

De Lama_Hotel_Langtang

Nous prenons notre dîner tôt puis sommes ravies de rejoindre nos duvets bien chauds, avant même 20 heures.

Le lendemain matin, en discutant avec Roland, Nadine et Arlette, nous décidons de changer le programme initialement prévu.. En effet, le sommet à 5000m que nous devions gravir n’est pas accessible car enneigé. Nous choisissons donc de ne pas faire la journée d’acclimatation à 3800m à Kyanjin Gumba mais de monter à un point de vue situé à 4300m et de redescendre dormir à Langtang qui n’est qu’a 3400m d’altitude. Nous imposons donc ce changement à notre guide qui n’est pas très content mais finit par acquiescer.

De Langtang_Kyanjin_Gumba

Aujourd’hui nos porteurs sont allégés puisque nous laissons nos sacs à la lodge. Le chemin de Langtang à Kyanjin Gumba nous dévoile de magnifiques paysages de sommets enneigés.

De Langtang_Kyanjin_Gumba

Nous passons devant de nombreux kerns et monuments Tibétains que nous veillons à toujours contourner dans le sens des aiguilles d’une montre.

De Langtang_Kyanjin_Gumba
De Langtang_Kyanjin_Gumba

La montée est progressive et l’altitude commence à se faire sentir sur certains d’entre nous.

De Langtang_Kyanjin_Gumba
De Langtang_Kyanjin_Gumba
De Langtang_Kyanjin_Gumba

Arrivés à 3700m, Arlette se sent nauséeuse et choisit de prendre un demi-comprimé de Diamox. A. est en pleine forme, mais pour ma part mes pas comme mon souffle se raccourcissent. Je ne me sens pas mal, juste essoufflée. Le taux d’oxygène à cette altitude n’est plus que de 60%.

[warning]MINUTE CULTURE : Bien que dans toute l’atmosphère, la composition de l’air soit invariable, (le pourcentage d’oxygène reste le même), l’oxygène se raréfie avec l’altitude puisque la pression de l’air diminue.
Pression d’oxygène:

  • Au niveau de la mer (0 m) 160 mm de mercure
  • Au Mont-blanc (4807 m) 85 mm de mercure
  • Au sommet de l’Everest (8848 m) 48 mm de mercure

Ainsi, à 5500 m, il ne reste que 50% de l’oxygène disponible au niveau de la mer et seulement 30 % au sommet de l’Everest. De manière purement physique, les limites de la vie s’établissent donc aux alentours de 10000 m. Pour ces raisons, les plus hautes habitations permanentes se situent autour de 5500m. Il est cependant possible de vivre plus haut, comme c’est le cas lors d’une expédition, quelques mois par an. Le prix en est cependant une détérioration continue du corps, entraînant fatigue puis extrême faiblesse. Le temps à disposition en expédition est, par conséquent, limité par la capacité de l’Être Humain à récupérer en Haute Altitude. Source : Dialogue avec les hauteurs.[/warning]

Nous croisons de nombreux porteurs tous très chargés de bois, de denrées alimentaires ou pour ceux qui accompagnent les touristes, parfois de 3 ou 4 sacs à dos…

Après une petite pause photo juste avant Kyanjin Gumba…

De Langtang_Kyanjin_Gumba
De Langtang_Kyanjin_Gumba
De Langtang_Kyanjin_Gumba
De Langtang_Kyanjin_Gumba

… nous commençons l’ascension vers le point de vue à 4300m. Il paraît loin. Le chemin se rétrécit pour ne devenir qu’un sentier. A ce moment là, nous cherchons notre guide et notre porteur mais ne les voyons pas. Qu’importe, nous sommes bien entourées par Arlette et Roland ainsi que Rajiv leur guide qui parle bien français. C’est lui qui nous informe que notre guide est en fait allé visiter le monastère. Nous sommes absolument effarées par son manque de sérieux. Nous avons pris un guide notamment à cause de l’altitude et celui-ci ne nous accompagne même pas lors de l’ascension vers le point le plus haut de notre trek !

Le sentier très pentu est aussi parcouru par quelques yaks.

De Langtang_Kyanjin_Gumba

Très vite A. et Roland prennent de l’avance alors que je continue de grimper tranquillement avec Arlette et Rajiv qui prend bien soin de nous. Ma respiration est de plus en plus haletante mais chaque pas nous rapproche un peu plus de notre objectif. A mi-chemin A. prend le temps de nous attendre. Nous repartons ensemble mais notre rythme lent ne lui convient pas et elle file alors devant. Elle grimpe sans aucune difficulté, rattrape Roland et arrive au sommet avec une bonne longueur d’avance sans même laisser paraître un quelconque essoufflement… Drôles de sensations et grand moment d’émotion pour elle.

Peu avant le sommet, je suis prise de maux de tête et à bout de souffle, Rajiv et Arlette me conseillent alors de prendre ½ Diamox et un comprimé de paracétamol. J’aurais certainement dû les prendre plus tôt. L’arrivée au sommet est magique, la vue est splendide !

De Langtang_Kyanjin_Gumba
De Langtang_Kyanjin_Gumba
De Langtang_Kyanjin_Gumba
De Langtang_Kyanjin_Gumba

Nous profitons d’une vue somptueuse sur les pics et glaciers environnants du Langtang Lirung (7246 m), du Kimshung (6781 m) et du Langshisha Ri (6370 m).

Je ne suis pourtant pas très à l’aise et ai rapidement envie de redescendre surtout lorsque mes mains se mettent à enfler !!! Le GPS indique 4324 mètres d’altitude !

La descente est bien plus rapide et je suis soulagée d’arriver de nouveau à 3800m. Très vite, mes mains dégonflent et je reprends un peu de souffle ! Nous prenons le déjeuner tous ensemble à Kyanjin Gumba en compagnie d’un cheval qui a un peu trop envie de goûter aux plats Népalais !

De Langtang_Kyanjin_Gumba

Le chemin retour à Langtang est un peu long, la fatigue de la journée se fait sentir.

De Langtang_Kyanjin_Gumba
De Langtang_Kyanjin_Gumba

En arrivant dans le village…

De Langtang_Kyanjin_Gumba

… nous prenons cependant le temps d’apprécier le cachet de certaines petites maisons.

De Langtang_Kyanjin_Gumba
De Langtang_Kyanjin_Gumba
De Langtang_Kyanjin_Gumba

Après une bonne nuit de sommeil…

De Langtang_Kyanjin_Gumba

… nous prenons le chemin de la descente vers Lama Hotel.

De Langtang_Lama_Hotel

Nous regrettons un peu que notre trek soit en grande partie un aller-retour. Nous aurions préféré une boucle mais dans le Langtang, ce n’est pas possible. Les paysages restent malgré tout différents.

De Langtang_Lama_Hotel

La descente est bien plus éprouvante pour les cuisses que la montée et la pause déjeuner est bienvenue. Alors qu’A. opte pour des pommes de terre, je choisis une assiette de riz frit aux petits légumes et aux œufs qui s’avère être un régal (la coriandre doit y être pour beaucoup…).

De Thulo_Syaphru
De Langtang_Lama_Hotel

Peu avant de repartir, Prems vient nous demander du collyre afin de soulager un porteur qui s’est brûlé les yeux la veille. En effet, alors qu’il accompagnait un couple de japonais, il a marché durant 3h30 sur les glaciers à 5000 mètres d’altitude sans lunettes de soleil. Il a l’air de souffrir le martyre et ne peut ouvrir les yeux. Le guide avec lequel il est, prend le gros sac sur le dos et l’aide à enfiler le petit sac. Nous le voyons repartir un bâton à la main, tâtonnant, hésitant et sommes vraiment tristes de voir que les agences ou les clients ne s’inquiètent pas du minimum nécessaire pour les guides ou porteurs. Un peu plus loin, nous le retrouvons allongé sur le bord du chemin et lui remettons du collyre dans les yeux en espérant que cela soit efficace. A. attrape son sac car elle ne veut pas laisser ce porteur repartir avec. Les clients japonais n’ont pas vraiment l’air de se soucier de ce qui arrive à leur porteur mais semblent vexés et prennent alors le sac à dos et nous font signe de partir ! Nous les laissons alors et n’aurons pas d’autres nouvelles de la santé du porteur.

Ce soir, Roland propose une partie de belote ! C’est l’occasion pour A. d’apprendre à jouer et après quelques parties, on ne peut plus l’arrêter !

La route du lendemain redescend dans un premier temps en direction du point de départ de notre trek avant de bifurquer en direction de Thulo Syaphru.

De Lama_Hotel_Thulo_Syaphru

Après être redescendues d’environ 800 mètres, nous devons remonter d’autant ! La montée est difficile, mais le sentier à travers la forêt puis les champs en espaliers, agréable.

De Lama_Hotel_Thulo_Syaphru
De Lama_Hotel_Thulo_Syaphru
De Lama_Hotel_Thulo_Syaphru

A la satisfaction d’arriver après une bonne journée de randonnée, s’ajoute la vue magnifique à 360° que nous avons depuis la terrasse de l’hôtel.

De Lama_Hotel_Thulo_Syaphru

Fatiguées par ces 5 bonnes journées de marche, nous décidons de prendre le lendemain une journée de repos. Cela s’avère être un excellent choix, car la lodge est vraiment agréable et nous avons même la chance d’avoir une salle de bain privée !

Dernier repas en compagnie de nos 3 comparses de randonnée, c’est l’occasion de partager un verre de panaché et de faire quelques parties de belote supplémentaires !

De Lama_Hotel_Thulo_Syaphru
De Lama_Hotel_Thulo_Syaphru

Le lendemain, nous nous reposons toute la journée sur la grande terrasse et admirons le paysage entre 2 réussites ou parties de belote retournée (merci Mamie de m’avoir appris à jouer) !

De Thulo_Syaphru
De Thulo_Syaphru
De Thulo_Syaphru

A cause de l’altitude, de notre guide que nous n’apprécions pas particulièrement car il ne nous apporte aucune valeur ajoutée, et à force de rencontres, nous choisissons une nouvelle fois de modifier le parcours proposé au départ par le cousin de Madhukar. Au lieu de monter vers les lacs Gosainkund, nous allons finalement aller visiter Gatlang.

Avant de partir, nous nous arrêtons au temple de Thulo Syaphru.

De Thulo_Syaphru_Gatlang

Nous redescendons donc sur Syaphrubesi par un petit sentier parfois très à pic et passons devant de nombreux plans sauvages de marijuana…

De Thulo_Syaphru_Gatlang
De Thulo_Syaphru_Gatlang

Sur ce trek en montagne, nous ne pensions pas constater de pollution et pourtant depuis le début, nous voyons régulièrement des déchets sur le sol, le long des chemins. Nous regrettons cette pollution de l’environnement et nous sentons impuissantes face à cela!

De Thulo_Syaphru_Gatlang

Nous arrivons à Syaphrubesi pour la pause déjeuner. Ce village, point de départ de notre randonnée, enfermé entre les montagnes et trop touristique ne nous invite pas à rester pour la nuit. Nous préférons donc continuer la route vers Gatlang.

Nous gravissons alors la montagne opposée, en chemin nous ne croisons personne. Nous doublons simplement quelques locaux qui étaient descendus dans la vallée pour se procurer quelques denrées alimentaires et divers objets que l’on ne trouve pas dans ces villages Tamang reculés.

De Thulo_Syaphru_Gatlang

Nous arrivons alors près d’une première lodge qui ne nous inspire pas du tout et apprenons que Gatlang n’est plus qu’à 2 heures de marche ! Même si la journée est déjà longue, nous poursuivons notre route !

De Thulo_Syaphru_Gatlang

Lorsque nous commençons d’apercevoir les petites maisons de ce village, nous ne regrettons absolument pas notre choix !

Le lendemain matin, nous découvrons ce petit village, ses maisons, toutes alignées dans le même sens, ses ruelles et ses habitants…

De Gatlang_Thambuchet
De Gatlang_Thambuchet

Chaque maison est construite sur le même principe avec comme particularité une toiture en bois avec un étage d’habitation et un sous sol réservé aux animaux (vaches, poules et/ou chèvres bien souvent) ainsi qu’au stockage du blé ou du bois.

De Gatlang_Thambuchet
De Gatlang_Thambuchet
De Gatlang_Thambuchet
De Gatlang_Thambuchet

Ensuite nous grimpons jusqu’au lac de Parvati (déesse hindoue) où les villageois montent régulièrement prier afin de faire venir la pluie.

De Gatlang_Thambuchet
De Gatlang_Thambuchet
De Gatlang_Thambuchet
De Gatlang_Thambuchet

Puis nous redescendons dans la vallée où nous ne croisons toujours que des locaux…

De Gatlang_Thambuchet
De Gatlang_Thambuchet

… et rejoignons la rivière…

De Gatlang_Thambuchet

… avant d’arriver à Thambuchet où nous nous installons dans une lodge qui a ouvert la veille.

De Thambuchet_Syaphrubesi

Le personnel est adorable et cela compense un peu le manque de propreté des lieux.

Les guirlandes et cotillons témoignent de la fête donnée hier pour l’ouverture de la lodge !

De Thambuchet_Syaphrubesi

Le lendemain avant notre départ, les jumeaux, seules personnes de la maison à parler anglais, nous remettent un foulard tibétain, le kata.

[warning]MINUTE CULTURE : Le foulard tibétain ou kata, est un symbole de la culture et de la tradition. Il est offert comme un message de bienvenue ou remis à quelqu’un qui voyage. Il est constitué de différentes textures de tissus comme la soie ou le coton. Les katas portent les symboles d’espoir, de prospérité et de bonheur. Cette tradition bouddhiste tibétaine est utilisée pour honorer quelqu’un en drapant le foulard autour du cou de la personne. Il donne des vibrations positives à toute nouvelle relation ou entreprise et symbolise aussi la bonne intention de la personne qui l’offre. Il est traditionnellement offerts aux images religieuses, aux statues de Bouddha, aux lamas et à des responsables gouvernementaux.[/warning]

De Thambuchet_Syaphrubesi
De Thambuchet_Syaphrubesi
De Thambuchet_Syaphrubesi

Aujourd’hui, nous revenons à Syaphrubesi et sommes vraiment ravies d’avoir choisi ce détour par quelques villages Tamang. En effet, nous avons pu voir comment vivent les Népalais dans les villages Tamang.

Petit conseil : Avant de prendre un guide et un porteur au Népal, assurez-vous d’une part que c’est vraiment nécessaire et d’autre part que le guide a des compétences et va apporter une vraie valeur ajoutée à votre trek.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *