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Mai 15 2013

Problèmes de pollution au Népal…

Quand on pense au Népal, on imagine les temples, les drapeaux à prière et les montagnes Himalayennes ! La réalité n’est pas tout à fait aussi idyllique…

Source : Ambassade de France à Katmandou
La pollution au Népal, et en particulier à Katmandou sa capitale, est devenue un problème majeur au cours des 10 dernières années. Elle est liée au développement de ce pays du tiers-monde qui se fait de façon plus ou moins anarchique en omettant toute réglementation antipollution ou presque. Katmandou a été ainsi classée par l’O.M.S. au mois d’octobre 2004 comme capitale la plus polluée du monde dans la catégorie intéressant celles de moins de 1 million d’habitants.

La pollution est de plusieurs ordres :

La plus voyante est la pollution par les gaz d’échappement automobiles. Le parc automobile népalais s’est beaucoup développé au cours de ces dernières années, c’est ainsi qu’on compte plus de 120 000 véhicules pour la seule vallée de Katmandou pour un réseau routier local qui ne s’est pratiquement pas étendu en 25 ans. Ce parc est de plus constitué de véhicules le plus souvent vétuste (moyenne supérieure à 12 ans) et rarement révisés.

La pollution est donc due à la concentration des véhicules, leur vétusté mécanique mais est également liée à la nature même des carburants utilisés. Le supercarburant est bien sûr plombé mais son indice d’octane (donc de combustion) reste en deçà des normes mondiales (indice à 84 pour une norme à 86) ce qui correspond à un rejet supérieur de 5 à 10 % dans l’atmosphère. Il n’existe pas de carburants « sans plomb » ni de carburants « verts ». Le problème est semblable pour le diesel puisqu’il n’est pas rare qu’il soit coupé avec 3 à 5 % d’eau ce qui correspond à un rejet de suies augmenté de 15 à 20 % dans l’atmosphère. Ainsi, depuis 5 ans, il n’est pas inhabituel de voir les passants et les usagers des transports en commun utiliser des masques avec ou sans filtre et….de voir de plus en plus de problèmes de santé liés à ces rejets dans l’atmosphère.

De Katmandou_Nagarkot

Il faut noter l’apparition, à l’initiative de sociétés privées, de véhicules de transport en commun (tempos) fonctionnant au gaz (butane) ou à l’électricité. Hormis quelques contrôles d’émission de gaz réalisés par la police urbaine permettant l’obtention d’une vignette verte ou rouge selon le carburant utilisé, dont l’efficacité reste à prouver, la politique gouvernementale antipollution reste marginale jusqu’à présent. A cela s’ajoutent les rejets atmosphériques dus à l’utilisation du kérosène pour la cuisson et aux combustibles utilisés pour le chauffage en hiver (bouses séchées, bois, kérosène, butane).

Une seconde source de pollution importante est représentée par l’eau de ville qui, à Katmandou, est souillée à 95 % selon une étude allemande de 1994. En effet, l’eau est impropre à la consommation sur toute l’étendue de la vallée et au-delà. Les usagers utilisent, lorsque leurs moyens le permettent, des filtres qui sont vendus dans le commerce. Par nécessité l’eau est bouillie 1/4 d’heure avant d’être filtrée afin de pouvoir être consommée. Une étude toxico-bactériologique a montré en 1996 que les résultats étaient superposables à ceux obtenus après analyse des eaux minérales vendues à Katmandou. Reste que l’eau souillée est le vecteur des principales maladies tropicales que l’on rencontre particulièrement en période de mousson dans la vallée : hépatites A et E, cyclosporidiose, giardiase, amibiase etc… sans omettre la classique « tourista ». Il n’existe pas, comme pour les carburants et la pollution automobile, de réelle politique de retraitement des eaux usées (Katmandou ne possède que 2 stations d’épuration installées par des pays occidentaux).

De Katmandou

Enfin, la dernière source de pollution marquante est réalisée par les déchets ménagers et industriels. Le réseau de ramassage des ordures ménagères est très faible et peu organisé. Ainsi, il n’est pas rare de voir des bennes à ordures « déménager » les déchets d’un quartier à un autre ou encore installer une décharge sauvage. Depuis peu, la municipalité de Katmandou a engagé des agents afin de trier les déchets de la principale décharge publique au sud-est de la ville. Le recyclage reste une pratique rarement usitée et les déchets de toute sorte sont progressivement amenés à être déversés dans les rivières environnantes.

De Katmandou
De Thulo_Syaphru_Gatlang

Comparaison de la pollution entre Paris et Katmandou selon l’avis de voyageurs :
Source : Numbeo
 

Index   Info Paris Katmandou
Index de pollution global    58.31 109.20
Index exponentiel    100.09    201.12

 
Pollution à Paris versus Katmandou
 

Paris Kathmandu
Pollution de l’air 53.57 95.83
Pollution de l’eau du robinet 36.36 87.50
Insatisfaction concernant le traitement des ordures 38.64 100.00
Saleté 56.82 95.83
Bruit 63.64 75.00
Pollution de l’eau 50.00 95.83
Insatisfaction à passer du temps dans la ville 50.00 100.00
Insatisfaction concernant les parcs et espaces verts 38.64 75.00
Nombre d’avis 15 6
Dernière mise à jour May, 2013 May, 2013

 
Propreté Paris versus Katmandou
 

Paris Kathmandu
Qualité de l’air 46.43 4.17
Qualité de l’eau du robinet 63.64 12.50
Satisfaction lié au ramassage des ordures 61.36 0.00
Propreté 43.18 4.17
Calme et qualité de l’éclairage nocturne 36.36 25.00
Qualité de l’eau 50.00 4.17
Bien-être dans la ville 50.00 0.00
Qualité des espaces verts et parcs 61.36 25.00
Nombre d’avis 15 6
Dernière mise à jour May, 2013 May, 2013

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